Université de Bordeaux
LabEx LaScArBxCluster of Excellence
Cluster of excellence

Mathieu BOSQ, géoarchéologue, doctorant du LaScArBx (PACEA) : portrait

Mathieu Bosq, doctorant LaScArBx 2016-2019Mathieu Bosq, doctorant LaScArBx 2016-2019

Sujet de thèse : Dépôts éoliens pléistocènes du sud-est de la France : sédimentologie, géochimie, paléoenvironnements et chronologie

Sous la direction de : Pascal BERTRAN, PACEA

Début de thèse : septembre 2016

Après un parcours universitaire bordelais (licence en Sciences de la Terre et de l’Environnement suivie d’un master professionnel en Géoressources et Environnement à l’Institut Egid, Bordeaux), Mathieu Bosq effectue en 2012 un mémoire de recherche en géologie marine à l’IFREMER qui porte sur l’étude des processus sédimentaires sur la pente du Golfe de Gascogne durant la Dernière Période Glaciaire. A cette occasion, il s’intéresse de près à la recherche fondamentale et décide de travailler sur l’impact des changements climatiques du Quaternaire sur les populations humaines.

En 2013, il intègre en deuxième année le master « Anthropologie biologique-Préhistoire » (laboratoire PACEA, Université de Bordeaux) qui se conclut par un mémoire de recherche sur la géologie des formations pléistocènes du littoral du Nord-Médoc sous la direction de Pascal Bertran (INRAP/UMR PACEA) et Frédérique Eynaud (UMR EPOC) dans le cadre du programme InterLabEx LITAQ .  

Il poursuit sa carrière de géoarchéologue de terrain en obtenant un contrat d’Ingénieur d’Etude (1 an) dans le cadre du programme InterLabEx MULTIMAT sur la réalisation d’une base de données des faciès calcitiques rencontrés sur les parois de nombreuses cavités de la vallée de la Vézère (Dordogne).

Entre temps, Pascal Bertan décroche un projet financé par le LaScArBx (« Dépôts éoliens pléistocènes du sud-est de la France : sédimentologie, géochimie, paléoenvironnements et chronologie »). C’est dans le cadre de ce projet que Mathieu Bosq obtient un contrat doctoral de 3 ans (2016-2019).

Son sujet de thèse porte sur l’étude des dépôts éoliens (loess) de la vallée du Rhône accumulés lors du dernier Maximum Glaciaire (-30 000 -15 000 ans), période caractérisée par un accroissement considérable des flux de poussières dans l’atmosphère.

Durant sa thèse, Mathieu devra réévaluer le cadre paléoenvironnemental de la région grâce à l’étude des loess qui n’ont pas fait l’objet d’investigation depuis les années 60. Le principal intérêt des dépôts éoliens est de fournir des informations sur les fluctuations climatiques et environnementales continentales au pléistocène. Ces fluctuations ont certainement joué un rôle important sur le peuplement paléolithique à travers notamment l’extension des déserts. Ce travail devrait donc permettre d’améliorer nos connaissances sur la paléogéographie préhistorique dans une région considérée globalement comme une zone refuge au cours des périodes les plus froides du Pléistocène.

La 1ère étape du travail de Mathieu sera de cartographier les formations éoliennes et de réaliser leur étude sédimentologique afin de déterminer les environnements de dépôts ; la 2ème étape sera consacrée aux analyses géochimiques (XRF, ICP-AES, ICP-MS) et minéralogiques (XRD) de manière à mettre en évidence les sources locales et régionales, et le 3ème volet permettra d’élaborer un premier cadre chronostratigraphique et de comparer leur mise en place avec les autres formations éoliennes européennes. Par la suite, Mathieu entend bien étendre cette étude à d’autres régions, Espagne et Italie en particulier.
 








Fig. 1 : Prélèvement d’un échantillon à l’aide d’un tube métallique dans le but de dater par méthode OSL une dune éolienne située à proximité de l’étang de Pujaut (Gard).

Fig. 2 : Prélèvements à la tarière manuelle de sédiments limoneux recouvrant des terrasses alluviales en Provence.

Fig. 3 : Photographie d’un épais dépôt de loess (> 6 m) vers Saint-Paul-les-Durance (Provence).

Fig. 4 : Vue du cours d’eau actuel du Rhône dans le secteur de Tain-l’Hermitage

Figure dans les rubriques
Doctorants LabEx


HAUT