Université de Bordeaux
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Cluster of excellence

Populations anciennes de la partie nord-occidentale de la région pontique : traditions culturelles et identités multiples (6e s. av. J.-C. – 3e siècle ap. J.-C.)

projet porté par Askold Ivantchik, AUSONIUS

durée : 30 mois

financement :  97 367 €

partenaires : PACEA, Bordeaux - Centre d’archéologie classique, Institut archéologique, L’Academie des sciences d’Ukraine, Kiev - Centre des études sur les civilisations anciennes, Institut de l’histoire mondiale de l’Académie des sciences de Russie, Moscou.

mots clés : Mer Noir, colonies grecques, Olbia, Tyras, Scythes, Sarmates, identités, ethnicité

recrutement : 1 CDD (Lada Sementchenko, sept. 2018 à sept. 2019) 

La partie nord-occidentale de la région pontique (la région d’Odessa, Ukraine) représentait une zone de contacts entre des peuples des origines variées représentant de types culturels et économiques différents. Des groupes iranophones nomades et sédentaires (Scythes, ensuite Sarmates et Alains) coexistaient avec les Thraces et les Gètes de la région de Danube et les colons grecs (cités d’Olbia, de Nikonion et de Tyras). Les Celtes et les peuples germaniques étaient également présents. La situation politique variait d’une époque à l’autre : la région parfois était contrôlée par des royaumes locaux (scythes, tardo-scythes, sarmates, gètes), parfois était incluse aux structures supra-régionaux (la ligue athénienne, le royaume de Mithridate, l’Empire romaine). Cette réalité complexe est d’habitude décrite en termes hellénocentriques de la dichotomie Grecs – barbares, ce qui n’est pas adaptée à la région. Une longue coexistence des groupes mentionnés avait comme résultat la formation d’une unité culturelle dans le cadre de laquelle des gens possédaient des identités multiples, ce qui est souvent attesté dans des sociétés complexes, notamment de l’époque moderne. Ainsi, des nombreux représentants de l’élite de la cité d’Olbia du 2e et 3e siècles qui portaient des noms iraniens pendant plusieurs générations et possédaient la citoyenneté romaine se considéraient sans doute à la fois Grecs, Sarmates et Romains.

Les identités ethniques et culturelles de la population de la région seront étudiées sur la base des sources écrites, narratives et épigraphiques (y compris les données onomastiques), ainsi que numismatiques, archéologiques (les images sur les objets, éléments de rite funéraires, organisation de l’espace, architecture, traditions technologiques) et anthropologique (premièrement sur la base de la nécropole d’Olbia et de sa chora).

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