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Eneko HIRIART (IRAMAT-CRP2A) à la une dans Sud Ouest, 15 mars 2019

Eneko HIRIART (IRAMAT-CRP2A) à la une dans Sud Ouest, 15 mars 2019
cliché Hervé Chassain (Sud Ouest)

Sous les champs, une cité... C'est le titre de l'article de Hervé Chassain (Sud Ouest) consacré aux fouilles d'un village gaulois daté du IIIème siècle avant J.C. à Saint-Félix-de-Villadeix en Dordogne (site de La Peyrouse).  

Cette agglomération gauloise, découverte il y a cinq ans, est fouillée par l'archéologue protohistorien Christian Chevillot, responsable des opérations et découvreur du site, avec le concours du Service Régional de l'Archéologie. Il est épaulé par notre collègue chercheur archéologue et numismate, Eneko Hiriart (laboratoire IRAMAT-CRP2A CNRS-université Bordeaux Montaigne, LabEx Sciences archéologiques de Bordeaux). Ce dernier étudie les monnaies retrouvées sur place, mais s'intéresse aussi plus largement aux liens entre la monétarisation des échanges et l’apparition des premières agglomérations en Europe, et en particulier dans le sud-ouest de la France. 

Grâce au soutien financier de l'université Bordeaux Montaigne, Eneko Hiriart a pu travailler à la préparation d'un projet plus large, soumis récemment à la région Nouvelle-Aquitaine, et qui vise à étendre la démarche à d’autres agglomérations précoces du sud-ouest de la France : le projet RAPSODIE (Reconnaissance des Agglomérations Protohistoriques du Sud-Ouest : Dynamiques, Imagerie, Environnement). 

Ce soutien de l'université a permis notamment de financer les prospections géophysiques indispensables pour délimiter l'empreinte au sol d'un site qui n'avait jamais été fouillé auparavant. Ces prospections permettront de disposer d’une vision large, sur plusieurs hectares, de l'habitat, et donc de mieux cibler et planifier les opérations archéologiques futures. 
Une prospection magnétique (Vivien Mathé, MCF HDR, Université La Rochelle, laboratoire LIENSs), particulièrement adaptée aux grandes surfaces, a d'ores et déjà été réalisée. Cette méthode permet d'identifier la présence de fours, de structures de chauffe, d’un quartier artisanal;  elle met également  en évidence les structures bâties et fossoyées. D'autres prospections (tomographie de résistivité électrique) sont prévues au printemps (Colette Sirieix, PR, Université de Bordeaux, laboratoire  I2M), afin d'explorer la géologie souterraine, plus particulièrement le réseau hydrographique et les cavités (une grotte encore inexplorée est attestée au coeur même de l’agglomération celtique de La Peyrouse). 

Résumé du projet RAPSODIE (Reconnaissance des Agglomérations Protohistoriques du Sud-Ouest : Dynamiques, Imagerie et Environnement).

Le projet propose de développer des méthodes complémentaires (prospections géophysiques, tomographie, Lidar, photo interprétation, 3D, SIG) visant à mieux appréhender les premières formes urbaines en Europe occidentale. Ces grandes agglomérations celtiques, qui se développent au IIIe s. a.C. de l’Atlantique aux Carpates, demeurent largement méconnues. Plusieurs d’entre elles étant attestées en Nouvelle Aquitaine, ce programme répond à trois objectifs principaux : préciser l’étendue des sites ; percevoir des éléments d’organisation interne ; appréhender le contexte géomorphologique et l’environnement des agglomérations étudiées. Les opérations archéologiques, souvent très ciblées, n’offrent qu’une vision partielle de ces sites alors qu’ils s’étendent sur plusieurs dizaines d’hectares. Il est nécessaire de recourir à des procédés visant à pallier notre connaissance incomplète de ces établissements. La première phase du projet se fonde sur l’exploration expérimentale du site de La Peyrouse (Dordogne). 


Propos recueillis par Catherine de NOTER, responsable valorisation du LabEx LaScArBx


Lien vers l'article paru dans Sud Ouest, 15 mars 2019 : lire l'article (réservé aux abonnés de Sud-Ouest)



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