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Prochain petit déjeuner du LaScArBx : lundi 15 septembre 2014 - Inscrivez vous vite !

le 15 septembre 2014 de 09h à 11h


Le petit déjeuner du LaScArBx fait sa rentrée ! Inscrivez vous dès à présent si vous souhaitez participer au prochain, qui aura lieu lundi 15 septembre à la MSHA (Salle Jean Borde), de 9h à 11h.  


Attention, compte tenu du nombre de participants, le petit déjeuner du LaScArBx se tiendra exceptionnellement à la MSHA et non au centre Condorcet comme habituellement. 


Thème du petit déjeuner :
 Quelles questions rétrospectives la mondialisation pose-t-elle à l'ensemble des sciences humaines et sociales ?


Intervenant : Christian Grataloup, géographe, Professeur à l'Université Paris-Diderot, UMR Géographie-cités (UMR 8504), spécialiste de géohistoire. 

Inscription (obligatoire) : remplir le formulaire

Résumé : 

Quelles questions rétrospectives la mondialisation

pose-t-elle à l’ensemble des sciences sociales et humaines ?


Ce qu’il est convenu d’appeler la « mondialisation », depuis que le mot est passé dans le langage courant il y a plus d’une trentaine d’années, est surtout envisagée comme un processus financier et économique. Si l’on rapproche cette chronologie de celle de l’histoire des idées en sciences humaines et sociales, on constate une forte synchronie avec quelques ruptures souvent mal résumées par l’expression de postmodernité (déconstruction, tournant critique, fin des Grands Récits…). Avec un peu de recul, il est tentant aujourd’hui de ne plus envisager qu’un seul processus intellectuel : une prise de conscience du Monde.


Non seulement les Occidentaux se trouvent confrontés à des émergents, concurrents pour l’accès aux ressources et aux marchés, lieux de délocalisations, mais ils sont amenés à réviser bien des cadres de pensée, en particulier de sortir du « futurisme », pour reprendre l’expression de François Hartog. Le paradigme évolutionniste de la Modernité (la transition démographique étant un exemple particulièrement simple) qui fait se succéder des étapes, des périodes, des régimes, des moments vers le Progrès n’est plus tenable et l’on se réfugie souvent dans une vision spatiale synchrone. Ne plus parler de « pays développés » et de « pays sous-développés » mais de « Nord » et de « Sud », l’illustre fort bien. En muséologie, le passage du Musée de l’Homme au Musée du quai Branly pourra être pris comme exemple, au moment ou le premier s’apprête à rouvrir.


Dans ce contexte, l’espace devient mouvant, ses découpages les plus assurés bougent, mais tout autant le temps. Il est donc proposé de mettre en discussion la sortie de l’opposition entre une vision moderne plus ou moins restaurée et une perspective critique, micro, déconstructive, menacée d’aphasie.


Dernière mise à jour mercredi 17 décembre 2014


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