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LabEx Sciences archéologiques de Bordeaux 

Des chercheurs du LaScArBx publient dans Plos One un article sur les plus anciens objets de parure de Chine

Des chercheurs du LaScArBx publient dans Plos One un article sur les plus anciens objets de parure de Chine

Wei Y, d’Errico F, Vanhaeren M, Li F, Gao X (2016) An Early Instance of Upper Palaeolithic Personal Ornamentation from China: The Freshwater Shell Bead from Shuidonggou 2. PLoS ONE 11(5)

Les plus anciens objets de parure de Chine

Les sites paléolithiques chinois qui ont livré des objets de parure sont encore rares, et pendant longtemps on a cru que les parures utilisées par les populations paléolithiques de ce vaste pays étaient semblables à celles trouvées en Europe à la même époque : des dents percées, des perles façonnées en os et en ivoire et des coquillages marins. 

Les fouilles menées par une équipe chinoise de l’Institut de Paléontologie des Vertébrés et de Paléoanthropologie (IVPP) de l’Académie des Sciences de Beijing à Shuidonggou, un site du nord de la Chine découvert par le Emile Licent et Teilhard de Chardin dans les années 1930, avaient déjà mis à mal cette idée. Dans des couches datées de 33 000 ans, ils avaient découvert une riche collection de perles en oeufs d’autruche. L’étude de ce matériel, conduit par des chercheurs du LaScArBx (UMR PACEA – CNRS - Université de Bordeaux) en collaboration avec les collègues chinois de l’IVPP, revèle une nouvelle facette des plus anciennes traditions ornementales chinoises.

Ces chercheurs ont découvert dans une couche plus ancienne que celle qui a livré les perles en oeufs d’autruche, datée d'au moins 34 000 ans, un bivalve d’eau douce, appartenant au genre Corbicula fluminea, qui pourrait être le plus ancien objet de parure chinois provenant d’un contexte archéologique bien identifié. L’étude de coquillages actuels de la même espèce, la reproduction expérimentale des traces et l’analyse microscopique de l’objet revèlent que les hommes préhistoriques ont utilisé un coquillage semi-fossile, l’ont perforé pour en faire un pendentif en abrasant son extrémité pointue, l’umbo, sur une plaque de grès et ont gravé quelques traits sur sa face convexe.

Publiée dans la revue PLOS ONE, cette découverte confirme la présence de plusieurs traditions vestimentaires chez les Paléolithiques chinois, qui pourraient refléter des frontières culturelles entre régions.

Lire l'article dans PLOS ONE 

légende photos : à gauche les pères Emile Licent (haut) et Teilhard de Chardin (bas), découvreurs du site de Shuidonggou, fouille de la localité 2 (centre haut), Corbicula fluminea transformé en pendentif (centre bas), photos microscopiques de la zone modifiée pour percer l'extrémité du coquillage (droite)








Référence de l'article
 :Wei Y, d’Errico F, Vanhaeren M, Li F, Gao X (2016) An Early Instance of Upper Palaeolithic Personal Ornamentation from China: The Freshwater Shell Bead from Shuidonggou 2. PLoS ONE 11(5): e0155847. doi:10.1371/journal.pone.0155847


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