Université de Bordeaux
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Les modules de terrain du Master Bio-Géo Sciences

Les modules de terrain du Master Bio-Géo Sciences

Le Master Bio-Géo Sciences  de l’université de Bordeaux, adossé à PACEA, admet cinq modules de terrain, qui sont tous soutenus par le LabEx LaScArBx (projets Terrain Archéothanatologie, resp. S. Rottier, PREHISTERR, resp. JG Bordes). 

-       Au semestre 8 (M1), une excursion (8,5 jours), concerne une bonne part de la bordure sud-ouest du Massif Central, en traversant les départements de la Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Corrèze et Lot. Elle consiste à prendre connaissance du corpus de gisements à l’origine même de nos disciplines, et actuellement au cœur du fonctionnement économique de nos régions. Ce module est aussi l’occasion pour les étudiants de rencontrer le monde socioprofessionnel in situ : visites techniques de musées, réserves, organismes de valorisation, etc. Par exemple, l’excursion 2016 a permis de visiter 32 sites, 19 structures, et de rencontrer 32 acteurs de l’archéologie sud sud-ouest de la France.

-       Un module dédié à l’expérimentation (8,5 jours) se déroule dans le Lot au semestre 9 (M2).  Partant d’une problématique avancée par un acteur du laboratoire (chercheur ou enseignant chercheur) et concernant ses propres travaux de recherche, le module consiste en l’élaboration, la réalisation et le rendu écrit par les étudiants d’un protocole expérimental le plus souvent interdisciplinaire, lié à ce questionnement. Il aboutit à la rédaction d’un poster collectif. Les thématiques abordées sont par exemple la fracturation (comment distinguer fractures naturelles et intentionnelles ?), la combustion (quels stigmates pour quel degré de chauffe ?), la fonction des armatures, l’apprentissage (quels critères pour le déceler en contexte paléolithique ?). En cela, il constitue un module privilégié pour la préparation du mémoire de stage de M2. En 2016, nous avons souhaité préfigurer la prochaine maquette, en accolant ce module à une semaine de post-fouille d’un chantier d’opération programmée (Combe-Grenal, resp. J.-Ph. Faivre, CNRS).

-       Toujours au semestre 9 (M2), un troisième module est dédié au symbolisme préhistorique, ses manifestations graphiques (sites ornés, art mobilier) et sépulcrales. Il s’applique d’ailleurs à croiser, le cas échéant, les données entre sites sépulcraux et sites ornés. Outre des visites des principaux sites régionaux accessibles au plus grand nombre mais avec des visites poussées en encadrées par des spécialistes, ce module comprend une journée de travail sur des sites non ouverts à la visite (grottes ornées privées, non aménagées), des ateliers in situ (analyse de relevés, par exemple) permettant de mieux faire connaître l’art rupestre, ses techniques d’étude et de conservation.

-       En 2017 est prévue la réalisation d’un chantier-école de trois semaines (9 ETCS) pour chacune des spécialités du Master Bio-Géosciences, désormais les futurs parcours concernés : archéothanatologie d’une part (S. Rottier) et Préhistoire, Géoarchéologie et Archéozoologie (J.-G. Bordes). Les étudiants du parcours Paléoanthropologie doivent choisir l’un de ces deux terrains. Ce module  se déroulera en semestre 8, dans le cadre de la nouvelle offre de formation 2016-20. Il consistera à faire acquérir aux étudiants les compétences propres à la conduite d’opérations de terrain : conception, législation, organisation, fouilles, relevés, analyses de matériel, rédaction de rapports. Pour cela, le chantier-école sera adossé à une opération archéologique programmée, afin que les étudiants se retrouvent en situation pré-professionnelle, réellement embarqués dans la réalité d’une opération de fouilles. Dans le parcours Préhistoire, Géoarchéologie, Archéozoologie, il sera localisé sur le chantier du Piage, site d’habitat Aurignacien ancien. Dans le parcours  Archéothanatologie, une nécropole de l’âge du Fer située dans les Landes accueillera le chantier école.

1 (gauche) :  La fracturation des roches dures comme le silex est au centre des systèmes techniques de la Préhistoire. Pour les étudiants, maîtriser sa pratique est une clé pour la compréhension des cultures préhistoriques (photo : J.G Bordes)

2 (centre) :  Présentation de La Ferrassie, Dordogne, par B. Maureille (photo : J.G Bordes)

3 (droite) :  La pratique de la fouille, une compétence incontournable  d’un cursus en archéologie. Le Piage, Aurignacien ancien, Lot (photo : Ph. Dureuil)

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