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Christopher Knüsel, chercheur recruté sur le poste de Professeur d’Anthropologie biologique à PACEA, mai 2014

Christopher Knüsel, archéoanthropologue, a intégré en mai dernier l’équipe A3P du laboratoire PACEA en tant que Professeur des universités.

Publié le jeudi 26 juin 2014
Christopher Knüsel, chercheur recruté sur le poste de Professeur d’Anthropologie biologique à  PACEA, mai 2014

Après des études en Anthropologie et en Archéologie, Christopher Knüsel soutient sa thèse de doctorat sur l’analyse biomécanique des crânes d’Homininés et plus particulièrement d’Homo erectus et d’Homo sapiens archaïque, en 1991 à l’université Simon Fraser au Canada. La même année, il rejoint l’université de Bradford en tant que post-doctorant puis Maitre de Conférences en bioarchéologie et y enseigne l’ostéologie humaine et la paléopathologie. En 2008, il intègre l’université d’Exeter où il crée et dirige le master de bioarchéologie. Il rejoint le laboratoire PACEA en 2014 pour occuper le poste de Professeur d’Anthropologie biologique de l’université de Bordeaux.


Après avoir mené des recherches sur des périodes allant du Paléolithique moyen au XIXe siècle, Christopher Knüsel s’intéresse maintenant plus particulièrement au Néolithique. Son poste à PACEA va lui permettre de poursuivre ses activités de recherches qui visent à comprendre l’organisation des sociétés au travers des restes humains et les liens qui existent entre la vie sociale et le corps. Pour cela, il étudie les pratiques funéraires mais aussi les marqueurs d’activité, ces traces laissées sur le squelette par des actions répétées. Il travaille également sur les violences interpersonnelles, ce qui l’a conduit à mener avec Martin Smith, une vaste étude diachronique (des Néandertaliens jusqu’au génocide du Rwanda) sur les conflits humains : The Routledge Handbook of the Bioarchaeology of Human Conflict.


Christopher Knüsel participe en tant que responsable de l’équipe d’Anthropologie biologique, à l’étude du site néolithique de Çatalhöyük en Anatolie. Ce village, souvent présenté comme le plus ancien centre urbain au monde, est un site archéologique exceptionnel notamment en raison d’une excellente conservation des restes humains. De plus, plusieurs individus présentent des traces identiques de percussions au niveau du crâne, ce qui soulève de nombreuses questions sur l’origine de ces lésions traumatiques guéries auxquelles Christopher Knüsel et son équipe tenteront d’apporter des réponses.

Contactchristopher.knusel@u-bordeaux.fr



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