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Nouveau challenge pour l'identification de dents humaines néandertaliennes

détails d'une dent partiellement digérée. Crédit photo : laboratoire PACEAdétails d'une dent partiellement digérée. Crédit photo : laboratoire PACEA

Une équipe internationale (dont plusieurs membres du LaScArBx) a identifié pour la première fois à Marillac-Les Pradelles (Charente) des dents néandertaliennes partiellement digérées par de grands carnivores, résultats qui viennent d’être publiés dans le numéro 28 de la revue Paleo

L'équipe de recherche a découvert que suite à leur ingestion par des grands carnivores, la morphologie des dents de néandertaliens était modifiée : elles ressemblaient alors à des dents de lait de bovidés ou de cervidés. 

C’est la première fois que, sur des dents humaines, sont décrites les atteintes macroscopiques de cette modification taphonomique si particulière.

En effet, l’attaque par l’acidité et les enzymes des sucs gastriques produit des modifications importantes sur l’émail et la dentine. In fine, les incisives ou les canines humaines ressemblent alors à des dents de lait de bovidés ou de cervidés et peuvent être mal identifiées dans les collections de dents de faune.

Ces résultats permettent de documenter de façon nouvelle le charognage de tout ou partie du corps humain par les grands carnivores, et donc une facette assez peu étudiée des interactions Hommes-Carnivores : quand l'homininé était un "gibier" parmi d'autres.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives de découvertes dans tous les sites plio-pléistocènes qui ont été fréquentés par de grands carnivores. 


Lire la suite sur le site de l'INEE
 (Brève du 29/01/208)


Référence de l'article
 : The challenges of identifying partially digested human teeth: first description of Neandertal remains from the Mousterian site of Marillac (Marillac-le-Franc, Charente) and implications for Palaeoanthropological research. Maureille B., Costamagno S., Beauval C., Mann A. E., Garralda M. D., Mussini C., Laroulandie V., Rendu W., Royer A., Seguin G., Vandermeersch B. Paleo, 2017, 28 : 201-214.

 

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